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Investir en actions ou en obligations : comment arbitrer ?

lundi 04 avril 2011 | 1 commentaires | Mes Finances

Si la crise des crédits subprimes n’a pas débouché sur une nouvelle Grande Dépression, elle continue d’agiter les marchés financiers de soubresauts dont aucune classe d’actifs (actions, emprunts d’État ou d’entreprise, devises…) n’est épargnée. Alors que les repères traditionnels sont brouillés, l’heure est à la recherche de stratégies d’investissement capables de s’adapter à un monde moins prévisible.

Pour Guy Wagner, Chief Economist à la Banque de Luxembourg, l’environnement a sensiblement, et peut-être durablement, changé : « Il n’y a plus de corrélation entre les principales catégories de placement ». Avec deux crises financières majeures en une décennie – le dégonflement de la bulle internet, entre 2000 et 2002, et la crise des subprimes, à partir de mai 2008 –, les certitudes sont remises en cause. Ainsi, depuis la mise à jour des difficultés budgétaires de la Grèce et d’autres États de la zone euro, personne ne se risquerait plus à qualifier les obligations souveraines de « placements de bon père de famille ». De même, il n’est plus possible de prétendre avec assurance que les actions procurent le meilleur rendement dans le temps alors que le Standard and Poor’s 500, l’indice de référence des actions américaines, se situe 25 % en deçà du niveau atteint il y a dix ans. Rien ne permet d’ailleurs d’envisager une embellie imminente en Bourse. « Même après cette décennie perdue pour les actions, on ne se trouve pas à la veille d’un cycle haussier », estime Guy Wagner. Les marchés évoluent dans un marché dit « en couloir » caractérisé par une succession de phases haussières et baissières. Par ailleurs, des indicateurs de long terme – comme le ratio de Shiller qui rapporte le cours de bourse à une moyenne des bénéfices sur dix ans – montrent que les marchés actions ne sont pas sous-valorisés. « Dans ce contexte, il importe de veiller à deux choses : opter pour un placement dont la part des actions et des obligations peut varier en fonction de l’attractivité des marchés ; et sélectionner des sociétés de qualité, dont le cours de bourse est justement valorisé. Notre fonds, BL-Global Flexible, lancé en 2005, répond à ces principes » précise Guy Wagner.

Une gestion de conviction

BL-Global Flexible est classique dans sa facture, puisqu’il se propose de mélanger trois classes d’actifs : actions, obligations et produits monétaires. Mais contrairement aux produits mixtes standard, où la part réservée à chacun de ces compartiments est strictement encadrée, la répartition par catégorie d’instrument (actions, obligations…) peut ici varier selon les convictions du gérant et son analyse des événements économiques et financiers. La souplesse qui caractérise l’allocation d’actifs vaut aussi pour ce qui est des zones géographiques (Etats-Unis, Zone euro, Royaume-Unis) et des secteurs (santé, biens de consommation, énergie, télécommunications). Ainsi, par exemple, les pays asiatiques en développement font structurellement partie de l’univers d’investissement du fonds BL-Global Flexible. En revanche, des secteurs comme la banque et l’assurance, très délicats à valoriser, ou des classes d’actifs comme les matières premières, soumises à de très fortes volatilités, sont exclus du périmètre de BL-Global Flexible, comme d’ailleurs de tous les autres fonds gérés par Banque de Luxembourg. Le secteur des télécommunications est actuellement bien représenté dans le portefeuille, par exemple avec Belgacom ou Vivendi, qui procurent tous les deux des rendements supérieurs à 7 %.

« Les entreprises dans lesquelles nous investissons répondent à des critères qualitatifs stricts. Elles doivent notamment être faiblement endettées, générer une rentabilité élevée, avoir une capacité d’autofinancement suffisante et bénéficier d’une valorisation boursière raisonnable. Pour ce qui est des obligations, nous sélectionnons essentiellement des emprunts d’état émis par les pays industrialisés mais aussi par les pays émergents » confie Guy Wagner. L’objectif de BL-Global Flexible ? « Assurer un rendement supérieur à celui des placements monétaires ou obligataires avec une volatilité inférieure à celle des actions », synthétise Guy Wagner. Les performances affichées par le fonds BL-Global Flexible confirment le bien-fondé de cette approche de gestion.

 

Fanny Nosetti

Fanny Nosetti

Gestionnaire de portefeuilles

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Commentaire(s)

Anne a dit...

Si le fonds BL-Global Flexible allie effectivement avec souplesse actions, obligations et produits monétaires, il semble être intéressant quel que soit notre profil d'investisseur... A faire circuler... Anne.

31 mai 2011 - 02:22 PM

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